Les îcones du mensonge

Publié le par ciagb

Quel a été le véritable rôle du "French Doctor" dans ces conflits : Gaza, Irak, Yougoslavie, Kosovo, Birmanie, Somalie, Darfour... ? Y a-t-il eu manipulation d'info ?

Et pourquoi Bernard Kouchner a-t-il menacé Michel Collon d'un procès avant de reculer ? Que vaut son image humanitaire ? Y a-t-il, y aura-t-il d'autres Bernard Kouchner ? Une interview vidéo pour approfondir le débat. En deux morceaux qui forment un tout, avec à la fin quelques références de livres et de vidéos liées au sujet.

 

Interview vidéo réalisée par
Grégoire Lalieu et Vanessa Stojilkovic
pour Investig'Action
www.michelcollon.info

 




Pendant ce temps..
Un journaliste français est convoqué par les services de police, "suite" à sa tentative de couvrir des événements sur Gaza (Palestine)..

Suite à reportage aux portes de Gaza, un envoyé spécial d'AlterInfo est convoqué par la DST, à son retour à Paris
La varenne Saint-Hilaire, le 16 février 2009

Objet : Une évidente dérive policière contre la liberté de presse.


Mesdames et Messieurs,

Il y a quatre semaines et pendant une semaine, j’avais essayé en vain d’enter dans Gaza pour un reportage.
De retour en France, j’ai dû me rendre en toute urgence en Algérie au chevet de mon père, très âgé et très malade.

J’ai appris pendant cette dernière absence que je suis convoqué pour ce mercredi 18 février 2009 par un service de police qui semble relever de la DST (c’est la même adresse que le service anti terroriste de la DST ! ) « en vue de mon audition ».

La convocation explique que je dois apporter avec moi tout le nécessaire pour me ficher, c’est-à-dire pour entrer mon nom dans une base de données de personnes particulièrement surveillées, une base anti terroristes !
En voici le texte :

MINISTERE DE L'INTERIEUR

DIRECTION GENERALE DE LA POLICE
NATIONALE


Levallois-Perret, le 6 février 2009

Réf (N° du dossier) :

A la demande de Mr Mickaël LOUVIER

Mr Abdellah OUAHHABI
est prié de bien vouloir se présenter à l'adresse suivante :

Ministère de l'Intérieur
Site Villers
BP 307
92302 Levallois Perret cedex
84, rue de Villiers
92 300 Levallois Perret

Le 18 février 2009 à 15 heures
Pour Audition

Dans l'hypothèse où la date et l'heure fixées ne vous conviendraient pas, vous pouvez obtenir la modification du rendez-vous en téléphonant au :
N° 01 77 92 50 00 Poste 24177

Dans le cas d'espèce qui vous concerne, vous pouvez utilement vous munir des pièces ci-après désignées :
 Pièce d'identité et passeport
 Deux photos d'identité
 Justificatif de domicile
 Fiches de paie
 Contrat de travail
 C.V.

Prière de rapporter la présente convocation.


J’ai beau me creuser la tête, je ne vois pas de raison à cette convocation autre que mon voyage en tant que journaliste en Égypte en vue de tenter d’entrer à Gaza pour apporter une information originale et personnelle aux citoyens français.

Je classe donc cette convocation policière dans la catégorie des mesures d’intimidation et des abus de pouvoir en vue de limiter la liberté des journalistes d’informer les citoyens français selon des approches diverses et aussi en vue de limiter la liberté des Français d’être informés par des sources multiples et indépendantes les unes des autres.

On est en face d’un mélange des genres – le genre politique et journalistique et le genre des barbouzes, des délinquants. Je suis de toute évidence confronté à un dysfonctionnement de l’Exécutif : il n’est pas contestable que mon nom arabe, le thème auquel je me suis intéressé – Gaza – et ma manière de le traiter sont à l’origine de cette convocation de police.

La personne à l’origine de cette convocation, Monsieur Mickaël LOUVIER, du centre Villiers du ministère de l’Intérieur, n’a pas voulu me préciser par téléphone s’il s’agit d’une initiative policière ou d’une initiative du Parquet.

Aussi, je saisis simultanément les ministères de l’Intérieur en charge de la sécurité et aussi le ministère de la justice : cette mascarade doit cesser immédiatement parce qu’elle porte atteinte à un fondement essentiel de la démocratie française : la liberté d’expression.
Ainsi, comme naguère l’URSS, la France contemporaine aurait ses dissidents, sélectionnés cette fois-ci sur la base de critères ethniques et raciaux !

Le ministère de l’intérieur ficherait donc les citoyens français, les journalistes « mal pensants » dans la base de données anti terroristes islamiques : le comble de l’humour dans ce cas précis est que je suis athée.
Le ministère de l’Intérieur français a donc inventé une nouvelle catégorie de potentiels terroristes islamiques : les intégristes musulmans athées !

Pour toutes ces raisons, je vous prie de bien vouloir mettre fin à cette farce dérisoire.

Dans le domaine des libertés individuelles et collectives, la France est régie par une Constitution démocratique et elle a signé des engagements internationaux qu’elle doit respecter.

Ce lundi, premier jour ouvré après mon retour d’Algérie où j’étais au chevet de mon père, j’ai tenté vainement de joindre un responsable des deux ministères de l’Intérieur et de la justice.

Aussi, j’ai déjà saisi des membres de la Représentation Nationale.
Je remets la présente lettre à la presse.

En cas de confirmation de cette volonté de nuire, d’intimider, de museler, de faire taire un ou des journalistes, je ne manquerai pas de demander l’aide des confrères et aussi des instances professionnelles et politiques internationales, notamment le Conseil de l’Europe, l’UNESCO et le Haut Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Dans l’attente d’une décision rapide, je vous prie d’agréer mes meilleures salutations républicaines.

Abdellah Ouahhabi
abdellah.ouahhabi@online.fr




Et aussi..
Lettre à un ami Juif.
Par Gilles Bibeau,  professeur du Département d’antropologie de l’Université de Montréal.


Mon cher ami,


Merci pour ton message dans lequel tu m’écris que " the Hamas rocket fire is the single and sole cause of this very large scale raid(1) " et que " Israel has repeatedly stated: Stop the rockets and the war will also stop (2)"

Je ne te répondrai pas avec toutes les nuances qu’un examen approfondi de la situation exigerait. Je ne crois pas, pour ma part, qu’il faut s’enfermer dans un questionnement autour de la légitimité ou de l’illégitimité de la réponse d’Israël aux roquettes du Hamas, ni non plus de la mesure ou de la démesure de la riposte, ni même de la comptabilité du nombre des morts de part et d’autre. Tout cela est bien sûr très important, surtout qu’il y va plus souvent qu’autrement de la vie de civils.

Mais les vraies questions sont ailleurs et elles sont bien plus fondamentales. Je les cherche mon côté, dans trois espaces différents qu’il nous faut, me semble-t-il, tenir en même temps si on veut être capable de penser en profondeur ce qui arrive :

1. D’abord un questionnement politique. Pourquoi les six mois de trêve durant lesquels le Hamas n’a pas tiré une seule roquette n’ont-ils pas conduit à la levée du blocus économique imposé à Gaza par Israël? Pendant les six mois de trêve (conclue en juin 2008), l’étau ne s’est pas desserré autour des frontières du petit Gaza, la vie de tous les jours est devenue de plus en plus insupportable pour les populations locales (d’après de multiples rapports d’agences indépendantes, fiables et crédibles) et les colonies de peuplement ont continué à s’implanter dans la Cisjordanie occupée (il a fallu une décision de la Cour suprême d’Israël pour faire démolir des habitations). Les conditions que s’étaient imposés Israël et Gaza en signant la trêve étaient pourtant claires : Israël levait le blocus imposé à Gaza et stoppait les incursions militaires dans Gaza pendant que le Hamas arrêtait les tirs de roquettes en direction d’Israël. Cette trêve devait donner une chance à la reprise de relations plus normales entre Gaza et Israël, aidant par le fait même le gouvernement du Hamas à mettre en place au moins un embryon de gouvernement dans la bande de Gaza. Je te rappelle que le Hamas a été démocratiquement élu et qu’il nous faut le respecter, ou vivre avec, tout comme on devrait le faire avec les Juifs religieux s’ils remportaient les élections en Israël.

On ne peut pas, en toute vérité, dire que c’est le Hamas qui a rompu la trêve. Il ne faut pas en effet oublier que cette trêve a d’abord été violée par les Israéliens le 4 novembre 2008 lorsque Tsahal a fait une incursion dans Gaza et y a tué six Palestiniens en arguant qu’ils étaient des militants sur le point d’enlever des soldats israéliens. C’est cette violation ajoutée à 18 mois d’un blocus insupportable qui a conduit au non-renouvellement de la trêve par le Hamas. C’est vrai que les tirs de roquettes du Hamas ont repris. Mais cette trêve de 6 mois qu’avait-elle changé pour le Hamas et pour les habitants de Gaza ? Rien. Absolument rien. À l’inverse, cela faisait l’affaire d’Israël de reconduire une trêve qui était tout à son avantage, en lui obtenant tranquillité et sécurité, en se présentant comme pacifique et démocratique aux yeux du monde, et en démontrant, en ne levant pas le blocus économique et militaire, que le Hamas est un gouvernement incapable de prendre soin de son peuple. Il me semble que certains n’ont pas compris qu’on ne peut pas tout recevoir et ne rien donner.

La question fondamentale qui se pose, qu’il y ait trêve ou pas de trêve, est toujours la même : c’est la question de la création, dans les meilleurs délais, du pays de la Palestine, d’un pays viable et non pas d’un pays surréaliste. Quel pays peut survivre, dis-moi, si on le découpe en de petites portions de terres déconnectées les unes des autres ? Quel peuple peut tout simplement vivre s’il est soumis dans sa vie de tous les jours à des centaines de barrages et de check points (sans parler de ce Mur de la honte) ? Ce morcellement, ce découpage et cet encerclement font-ils sens ? Et faut-il accepter l’occupation de la Cisjordanie qui produit tant d’injustices et d’abus sur les populations palestiniennes ? Je pense à ces colonies pour Juifs seulement qui se construisent illégalement ? Sur ces questions de fond qui sont, j’en conviens très complexes, ni Olmert, ni Bush n’ont fait avancer les choses d’un seul centimètre : on me semble même avoir reculé au cours des derniers huit ans, ce qui nous éloigne de plus en plus des accords de Oslo (1993- 2000) et de la création d’une Palestine inscrite dans le territoire de 1967 (d’avant la Guerre des six jours). La trêve de six mois a permis à Israël de retrouver la tranquillité (à laquelle les Israéliens ont évidemment droit) sans que l’État juif (ou mieux sans que ses chefs sionistes car je ne mets pas tout le peuple dans le même bateau) ne fasse rien (ou en tout cas bien peu) pour faire avancer un tant soit peu l’accession de la Palestine à autre chose qu’une dérisoire Autorité. Si je voulais être cynique, je dirais même qu’en négociant exclusivement avec le Fatah et en n’invitant pour ainsi dire jamais le Hamas (ce sont des terroristes, dit le langage codé des bienpensants qui ne sont pas, eux, des terroristes) à participer aux discussions, on a entretenu, voire renforcé, les divisions entre les Palestiniens eux-mêmes. Minimalement l’analyse politique doit au moins remonter jusque-là, me semble-t-il.
Suite et source

(1) Les roquettes du Hamas sont les seules et uniques respensables de cette grande riposte (d'israël)
(2) Israël a toujours éxigé: Arrêter les roquettes et la guerre s'arrête aussi

Traductions par le site lepsy



100 flics français pour la "capitale" israélienne, 100!
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Publié dans dangerous news

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