Du devoir de mémoire

Publié le par Camille de Bourges

La mémoire courte, les massacres et la honte font bon ménage sous les hospices des officiants mondiaux des droits et des libertés. Le ridicule ne tue plus mais augure de complicités macabres...
- Les pétroliers arabes se réunissent en urgence, paniqués par la chute brutale des prix de leur or noir alors que les présidents des état arabes et des états musulmans, prudents depuis la mésaventure irakienne, se tranforment en organisations d'aide humanitaire, en attendant de se réunir pour se mettre d'accord sur les déclarations communes à faire. Ainsi donc:
- Le président égyptien déclare ne pas tomber dans le piège de la stratégie israëlienne en ouvrant le passage palestino-égyptien. Et pourquoi donc Monsieur le Président?  Celà isolerait Gaza du reste de la Palestine. Voilà. Plus simple, plus court, tu meurs ! On a connu une égypte moins byzantine...mais faut pas contrarier le God américain !
- Le président algérien, après deux mandats successifs pour reconcilier les algériens, se reveille de l'ivresse de l'euphorie béate en supprimant à jamais toute possibilité de rêves naïfs: "Les années à venir sont celles de l'austérité".
- Le président libyen propose de mettre en pratique le principe de Défense commune des Arabes. Voici, dit - il aux ministres des affaires étrangères des pays du Maghreb, l'occasion de démontrer sa contiguité et sa maturité, d'autant plus que ce principe est légitime et reconnu par la légalité internationale.
- Les royaumes du Golf demandent à la communauté internationale d'intervenir et reservent leurs déclarations à la prochaine réunion en sommet des arabes.
- La communauté européenne se réunit et rapidement déclare réflêchir sur les voies qui permettent aux uns (Israëliens) et aux autres (Palestiniens) d'arrêter immediatement tout acte de violence.
...
Pendant ce temps, sous les bombes, les enfants de Gaza ont peur !






Combien de réunions et de  réflêxions sont - elles encore nécessaires pour que l'horreur soit suspendue?
Ceux qui défendent la cause israëlienne au nom du droit et de la liberté percoivent - ils les souffrances d'enfants, de femmes et d'hommes dont la seule faute est d'être arabes (musulmans?) comme les juifs (Juifs ?) le vécurent?

Le devoir de mémoire (renforcé par l'initiative shoah*) pose la condition préliminaire du travail de mémoire, que les défenseurs des droits et des libertés n'ont pas encore entamé et n'entameront jamais. La facilitation, dans un monde multi - polaire, consiste à " créer un processus de déshistoricisation par le choc de la violence, ce qui a pour résultat de réduire la raison au silence ".
On rappellera surtout que la singularité de la Shoah est difficile à comprendre pour des personnes confrontées à la réalité des massacres de masse qui se commettent, après spoliation et colonisation (permission franco - anglaise*), en terre de Palestine. 

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Publié dans general news

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