Au Ministère des captifs et des libertés*

Publié le par monpassé

" Heureusement que j'ai connu des juifs avant de connaitre ce dont sont capables les sionistes "

Les femmes du monde fêtent leur jour, mais pas les Palestiniennes, enfermées par l’occupant israélien





Rapport Les femmes du monde fêtent leur jour, mais pas les Palestiniennes enfermées par l’occupant israélien



Le 8 mars de chaque année, les femmes du monde entier fêtent leur jour. Cependant, les femmes palestiniennes vivent sous le joug de l’occupant israélien et ses crimes. Celle-ci perd son fils, tombé en martyre par les balles de l’occupation israélienne. Celle-là l’a perdu, enfermé dans les prisons israéliennes. Sinon, c’est elle qui est emprisonnée dans les prisons israélienne. 69 d’entre elles souffrent le martyre dans leurs cellules, privées de tous leurs droits. La communauté internationale appelle à la liberté de la femme, sans pour autant regarder la situation de la femme palestinienne.

Des prisonnières de tous âges

Le ministre palestinien des captifs et des libérés du gouvernement présidé par Ismaël Haniyeh a publié un rapport, à l’occasion du jour international de la femme. Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) en a reçu une copie. Le rapport souligne que les occupants israéliens ont emprisonné plus de dix mille Palestiniennes depuis 1967, sur plusieurs périodes. 69 d’entre elles sont encore détenues dans les prisons d’Al-Damoun et Hasharon.

L’âge de plusieurs détenues palestiniennes ne dépasse pas les dix-huit ans. Plusieurs d’entre elles ont reçu des peines de plusieurs perpétuités. Ahlam Al-Timimi, seize perpétuités. Qahira As-Sadi, trois, à titre d’exemple.

Cette année 2009, les autorités israéliennes ont déjà arrêté neuf femmes palestiniennes dont la fillette Baraa Barakat, 14 ans.

Une torture systématique

Le conseiller Mohammed Al-Ghol, ministre palestinien des captifs, dit que l’administration pénitentiaire israélienne essaie toute sorte de torture contre les captives palestiniennes. Elle les prive de tous leurs droits. Elle fait tout pour briser leur volonté, une leçon pour qu’aucune femme palestinienne ne résiste contre l’occupation.

Ces derniers mois, les captives sont privées de leurs droits plus que jamais. La politique de négligence médicale est pratiquée encore plus durement.

Les forces israéliennes d'occupation interdisent l’arrivée aux captives de leurs lettres envoyées par leurs familles, et elles ne laissent pas les leurs quitter les prisons. De plus, cela fait plus de vingt mois qu’elles n’ont pas eu de visites de leurs familles, interdites par l’occupant.

Al-Ghoul a catégoriquement condamné ces mesures, ainsi que ces raids donnés aux cellules des femmes. En plus, ces raids sont donnés à des heures tardives du soir. De fond en comble, les cellules sont inspectées. Rechercher des objets est le prétexte donné chaque fois. Mises sens dessous dessus, elles sont largement dérangées. Tout simplement pour les gêner, ces pauvres importunées.

Il a également condamné cette mesure d’enferment isolé pratiquée pour un oui ou pour un non et contre toutes les détenues sans exception, sans prendre en considération leur état de santé.

La négligence médicale

Pour sa part, Riyad Al-Achqar, directeur du bureau d’informations du ministère palestinien des captifs et des libérés, constate que la négligence médicale devient une politique systématique utilisée comme une punition. Cette politique est pratiquée, bien que le tiers des captives souffrent de différentes maladies souvent chroniques et dans une phase avancée. Les prisons n’ont même pas un dentiste.

La détenue Amal Jomaa, originaire du camp de réfugiés palestiniens d’Askar, souffre du cancer de l’utérus. Elle ne reçoit aucun soit pour cela. En tout cas, les prisons israéliennes ne possèdent même pas un spécialiste, encore moins une gynécologue ; les malades n’ont qu’une infirmière et un Acamoul pour toute maladie.

Celui qui a mal aux yeux pourrait perdre la vue, avant qu’il ne reçoive un quelconque soin. On utilise le masculin parce que l’affaire concerne tous les captifs palestiniens, hommes comme femmes.

Ne trouvant le soin nécessaire, les malades se trouvent obligées de se contenter d’une tisane pour toute maladie.

L’accouchement dans les prisons

Al-Achqar souligne que plusieurs femmes palestiniennes ont accouché à l’intérieur des prisons israéliennes, dans des conditions très difficiles, inhumaines.

Quatre d’entre elles ont engendré des enfants dans les prisons israéliennes. Trois les ont quittées. Cependant, Fatima Al-Zaq, originaire de Gaza, y est encore, ainsi que son petit Youssef, âgé d’un an seulement. Le bébé est souvent privé de lait, de jouets… Ses frères ne l’ont pas encore vu. Il est même une fois tombé malade. Sa vie ne se jouait à rien.

Appel de détresse

Enfin, à l’occasion du jour mondial de la femme, le ministre palestinien des captifs et des libérés lance un appel de détresse à la communauté internationale, aux organisations humanitaires et juridiques, aux organisations qui s’intéressent aux affaires de la femme, pour une intervention d’urgence pour mettre fin aux souffrances des captives palestiniennes. Il faut appliquer la quatrième convention de Genève concernant les captifs et les captives. Il faut que les résistants palestiniens détenant le soldat israélien continuent à exiger la libération de toutes les femmes détenues dans les prisons israéliennes. Il appelle aussi tous les médias à focaliser leurs caméras sur le cas de ces femmes et sur leurs souffrances.


http://www.palestine-info.cc/


*Au fait, c'est quoi ce Ministère israëlien?

Publié dans general news

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