Les jeux sont faits!

Publié le par Leïla Mazboudi

L'Occident uni contre une conférence contre le racisme et le colonialsime
         
 

Eternelle arrogance. Les pays occidentaux qui s'acharnent à vouloir juger les dirigeants de ce monde, pour quelque crime qu'ils ont commis, répugnent de subir la même sentence.
 
Pour rendre compte de cette iniquité, une nouvelle fois, l'ironie du sort est intervenue.
 
Alors que la Cour pénale internationale décrétait son mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Bachir, pour soi disant crime contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour, la conférence internationale de Durban contre le racisme sollicitait dans la déclaration finale de sa réunion qui devrait se tenir le mois d'avril prochain à Genève, que figure un texte exigeant des réparations pour l'esclavage pratiqué dans le passé, et pour l'époque coloniale.
 
Or les mêmes pays qui ont applaudi la sentence de La Haye contre le président soudanais refusent celle de Durban contre les anciens pays colonialistes, vu qu'ils sont concernés.
 
 
C'est déjà le cas des Etats Unis, du Canada, et celle du Royaume Uni qui a conditionné sa participation à un "changement de cap" dans la préparation du projet de déclaration. 
 
Se prononçant devant les instances de l'ONU à Genève, le ministre britannique pour l'Asie, l'Afrique et les Nations unies, Mark Malloch-Brown a déclaré: "Nous ne pouvons soutenir un processus biaisé, que ce soit contre l'Occident ou contre des pays en particuliers", a-t-il poursuivi, en une allusion aux critiques contre Israël que les pays occidentaux veulent aussi voir retirées du document.
  
Pour le Royaume-Uni, "toute tentative d'utiliser le processus de Durban pour banaliser ou nier l'Holocauste" sera considérée comme "inacceptable", a mis en garde M. Malloch-Brown, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU.
 
A savoir que toute assimilation de l'Holocauste avec d'autres crimes de guerre ou d'autres génocides commis s'inscrit pour les Occidentaux dans le cadre de la banalisation de celui-ci.
 
La France aussi a menacé de s'abstenir de participer à la conférence si celle-ci insiste pour assimiler le régime sioniste à celui de l'apartheid qui régissait en Afrique du sud.
 
Loin du prétexte israélien, elle-même persiste à refuser de reconnaître qu'elle a commis des crimes de guerre pendant la période coloniale en Algérie, arguant  avec une arrogance aussi stupide qu'inhumaine "les bienfaits du colonialisme" qui a apporté la civilisation aux indigènes. Entre temps, quelques un million et demi d'algériens ont péri. Paradoxalement, elle défend aujourd'hui  les mesures prises contre el-Bachir.
 
 
   Rappelons que la première Conférence de Durban, qui s'était déroulée du 31 août au 8 septembre 2001 sur fond de seconde Intifada avait été marquée par de profondes divisions sur les questions de l'antisémitisme et de l'antisionisme, et sur celles du colonialisme et de l'esclavagisme.
  
Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.
 
Cette fois-ci l'éventail des états contestataires s'est élargi. Tous les pays de l'ancien et du néo colonialisme se sont unis pour éviter que leur soit infligé par les mots ce qu'ils infligent aux autres par les actes…
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Publié dans general news

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