Les AE

Publié le par Brunette

L'équipe qui officie au niveau du Ministère des affaires étrangères est plus que décevante..

Jeté par Rama Yade, ministre des droits de l’Homme…  



Alors que je me réjouissais d’interviewer Rama Yade, ministre des affaires étrangères et des droits de l’Homme lors de la grande journée de
Rendez-vous des Européens dont l’un des objectifs est de promouvoir une Europe accessible, participative, citoyenne, thème que nous partageons, je me suis pris une claque monumentale.

C’est la première fois qu’une personnalité politique refuse de répondre à mes questions !

 
Juste avant, son attaché me dit “on a du retard, faites l’interview en marchant jusque la scène“. Je suis la seule caméra dans les environs, et 10 min nous sépare de la destination, bref, un boulevard s’offre à moi pour échanger avec l’une des plus médiatiques ministres du président Sarkozy, une interview qui va épater tout le monde, je te dis !

Parmi les questions préparées, celle — importante et légitime de la part de citoyens roubaisiens : quelle chance représente l’Europe pour les quartiers ? (je pensais FSE, Micro Projets, Interreg, mais aussi Jeunesse en Action, bref, tout un tas de moyens importants déployés sur nos territoires, qu’on n’identifie d’ailleurs pas assez, le genre de questions posées au cours de la journée).

Je dis très clairement ici que Rama Yade est l’une des ministres que je trouve les plus intéressantes : par son dynamisme, sa jeunesse, sa beauté, sa détermination, et aussi parce qu’elle représente la diversité de notre pays — je pense qu’elle est un modèle de réussite. Et donc vraiment tout naïvement, je lui pose cette question.

- pourquoi vous me posez une question sur les quartiers ? me répond-elle comme si j’avais dit une insulte.

Et aussitôt devant tout le monde, journalistes, bloggueurs, invités, elle me jette ! J’évoque les jeunes des quartiers : “Désolé !”
Sa réaction est immédiate, définitive et d’une rare violence.

Je suis resté en plan, laissant le cortège passer devant ma caméra…

On m’a expliqué, par la suite devant mon désarroi, que aujourd’hui, l’Express publie une interview de Madame la Ministre, dans laquelle, elle ne veut pas qu’une étiquette pour attirer les quartiers.

Alors je veux bien… mais bon :

1) qu’une ministre, notamment déléguée aux droits de l’Homme (donc de la liberté d’expression, de la presse, des blogueurs, tout ça) me jette illico presto pour une question “dérangeante” en refusant de répondre, je trouve ça limite en démocratie,

2) que si parce que issue d’une diversité, on se braque aussi fortement à l’idée de représenter un modèle, un espoir pour des jeunes des quartiers, ça me semble inquiétant, et même contraire à l’idéal qui nous anime (et j’ai même envie de dire contraire à la volonté des organisateurs de partager cette notion d’Europe là)

3) enfin, même si la question touchait un point sensible personnel chez Rama Yade (ce n’était pas ma volonté, et je n’étais pas au courant de l’interview précitée) un ministre, qui se veut diplomate, ne se doit-il pas faire preuve de recul ?

Ca m’a quand même blessé… car je m’attendais vraiment pas à une telle réaction de la part d’une ministre. Elle m’a décu car il y avait là, à mon avis, un message fort à passer en direction des jeunes.

Méprises-telle à ce point les quartiers pour que ce soit si insupportable de répondre, somme toute, à une question un peu banale ?

Bruno Lestienne

Les AE et les krouchner de Sarko, ne perdent pas leur temps avec ou dans les quartiers. Le PNAC* est plus seyant pour cette crème!

Et pour la petite histoire
Le Project for the New American Century (Projet pour le Nouveau Siècle Américain, PNAC) est un think tank néoconservateur américain. Cet organisme qui se se présente comme une organisation d'éducation à but non lucratif, a été fondé au début de l'année 1997 par William Kristol et Robert Kagan. L'objectif affiché du PNAC est de promouvoir le leadership mondial des États-Unis. Le PNAC pose en principe fondamental la considération selon laquelle le « leadership américain est à la fois bon pour l'Amérique et bon pour le monde » et apporte son soutien pour une « politique reaganienne de puissance militaire et de clarté morale ». Cette organisation a exercé une forte influence sur les hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis durant les mandats du président américain George W. Bush et a eu une incidence très importante sur le développement militaire et la politique des affaires étrangères, particulièrement en ce qui concerne la sécurité nationale et la guerre en Irak.

Le PNAC fait partie d'un projet plus large, appelé New Citizenship Project (Projet pour une nouvelle citoyenneté), une organisation financée par la Bradley Foundation.

Norman Podhoretz, père fondateur du néo-conservatisme et signature fondatrice du PNAC, en explique les enjeux : L’essence de notre pensée affirmait que l’Amérique incarnait une puissance de Bien dans le monde et qu’elle n’était pas responsable de l’antiaméricanisme, cette haine irrationnelle que notre pays inspirait à l’étranger. Nous défendions les Etats-Unis contre les critiques émises à gauche et nous soutenions un rôle actif de notre puissance sur les affaires du monde, afin de répandre la liberté et la démocratie partout où cela était possible.
Le rapport Rebuilding America's Defenses présente sa doctrine (Reconstruire les défenses de l'Amérique), rédigé par les membres du PNAC en 2000, document de 90 pages qui porte sur la stratégie militaire des États-Unis. Du fait de son importance, tant par sa taille que par son influence, ce rapport équivaut à un programme politique. Il présente une vaste analyse de la situation, partant du postulat selon lequel le leadership américain profite à la fois aux États-Unis et au reste du monde.

Dans cet esprit, diverses propositions sont présentées :

  • Maintenir une supériorité nucléaire ;
  • Augmenter la quantité de personnel militaire ;
  • Repositionner les bases américaines ;
  • Moderniser les équipements militaires de façon sélective ;
  • Développer et déployer des défenses anti-missiles ;
  • Assurer la supériorité des forces conventionnelles à long terme ;
  • Augmenter le budget de la défense à hauteur de 3,8% du PIB.

*Bernard Kouchner aurait signé le maniferste en 2004.

Un new mein Kampf, au fait!

Publié dans refresh news

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article